Monday, February 25, 2013

The Times They Are a Changing


A lot has changed in the past few months.
In December, I took a trip to Uganda with two of my best friends, Katie and Laura. Everything about the trip and the country was incredible. We went gorilla tracking, hiking for hours through the dense rainforest to find our family of gorillas. We were only feet from about fifteen of them, in the wild, and watched as they breastfed, played, and acted pretty much like hairy people. Definitely one of the most incredible experiences of my life, and one that I am not likely to forget any time soon.
Other activities in Uganda included rafting the Nile, going on a safari in Murchinson Falls National Park, and seeing my homestay dad from when I studied abroad in Uganda a few years ago.
Being in Uganda was such a nice break for all of us – we remained in Africa, but it almost felt halfway to America. Uganda is the land of nicely paved roads, cops who do their jobs, the friendliest people in the world, malls, lochs and cream cheese bagels, Mexican food, and beans on toast. Anything and everything that we had been craving for the past 15 months in Cameroon was at our fingertips in Uganda.

Getting back to Cameroon was a bit difficult for everyone after such a wonderful vacation, but I had a reason to be excited – before leaving for Uganda, I had decided to move villages. I had spent over a year in Fonfuka, and while the people were welcoming and wonderful, it was difficult to find work partners, and I was getting increasingly frustrated. One of my friends in the Extreme-North had recently gone home, and this presented the perfect opportunity for me to spend my second year up there. In late January, I finally hauled my ass up to the Extreme-North region, moved to my new village of Mogode, and started my new Peace Corps experience there.

Mogode is everything that I have ever dreamed of in a post. It's a big village in the Sahel region, mostly populated by the Kapsiki people, near the border with Nigeria, with an incredible market, beautiful scenery, and motivated people to work with. In the past three weeks that I've spent in Mogode, I have loved everything about it, even the things that suck and that I know I will soon get sick of. I just love it all because it's new, and it's challenging, and it's challenging in exactly the way that I expected my Peace Corps service to be.
I love the dryness. I love the sun on my face. I love “voile-ing” myself, or wearing a scarf over my shoulders and sometimes head. I love not understanding the languages spoken around me, because I know that I will soon and that's a huge challenge right there. And I love learning new words everyday. I love looking up at the mountains around me. I love sitting with old women and helping them crack open huge mounds of peanuts. I love walking around discovering my new village. I love being hot, for now. I love saying “salam aleykum” when I enter someone's house. I love drinking bil-bil (traditional millet beer) out of a calabash in the market with my neighbor. I love pooping under the moonlight, in my ceiling-less latrine. I love being close enough to other volunteers and to Maroua that it isn't a huge expensive ordeal to go there, yet far enough that I would only do it once or twice a month. I love the culture of just sitting under a tree and talking. I love the traditional clothes. I love having a dog to cuddle with while I watch TV on my computer at night. I love having electricity and telephone service in my house. I love the Grand-North, how nice people are up here, how much they don't “derange”, or bother you. I love Maroua, the regional capital, with its tree-lined, sandy streets.
I know I will eventually get used to a lot of these things, and sick of even more of them, but for now, Mogode is perfect. Peace Corps is hard no matter where you are, and Mogode will have its own challenges, but I can't wait to integrate more, really get to work, and truly make Mogode my new home.

By the way – I also have a new address while I'm up here:
Alissa Ferry
BP 131
Maroua, Extreme-Nord
Cameroun

Beaucoup a changé dans les derniers quelques mois.
En Décembre, je suis partie en vacances en Ouganda avec deux de mes meilleures potes, Katie et Laura. C'était des vacances incroyables. On a fait un trek aux gorilles - marché pendant des heures à travers la jungle pour trouver notre famille de gorilles. On était seulement à quelques mètres d'environ quinze gorilles, en pleine jungle, alors qu'il allaitaient, jouaient, et avait des airs d'humains poilus. Certainement un des moments les plus incroyables en mémorables de ma vie.
On a aussi fait du rafting sur le Nile, un safari dans le parc national de Murchinson Falls, et j'ai pu revoir mon père de la famille d'accueil avec laquelle j'avais vécu pendant mon séjour en Ouganda il y a quelques années.
L'Ouganda était un endroit magique pour passer des vacances - on est resté en Afrique, mais c'était presque comme l'Occident pour nous toutes. L'Ouganda est un pays de routes bétonnées, de gendarmes qui font bien leur travail, de bagels, de nourriture méxicaine. Tout ce dont on avait rêvé depuis quinze mois au Cameroun était devenu réalité.

Le retour au Cameroun après ce séjour incroyable était difficile pour tout le monde, mais pour moi, j'avais une vraie raison de me réjouir - avant le départ, j'avais décidé de déménager. J'avais passé plus d'un an à Fonfuka, et même si les gens étaient incroyables et généreux, c'était difficile de trouver du travail, et je devenais de plus en plus frustrée. Une de mes amies dans la région de l'Extrême-Nord était récemment rentrée aux States, et ça m'a donné l'opportunité de passer ma deuxième année là-bas. En fin Janvier, j'ai pris mes cliques et mes claques et j'ai déménagé dans mon nouveau village de Mogodé, pour terminer mon service du Corps de la Paix là-haut.

Mogodé, c'est le rêve. C'est un grand village dans le Sahel, peuplé de Kapsikis, proche de la frontière avec le Nigéria, avec un marché incroyable et une population motivée. Pendant mes trois premières semaines à Mogodé, j'adore tout, même les choses que je sais sont nulles et dont je vais me lasser très bientôt. J'adore Mogodé parce que c'est nouveau et parce que c'est difficile, mais c'est difficile exactement de la manière dont je voulais que cette expérience soit difficile.

J'adore la sècheresse. J'adore le soleil sur mon village. J'adore me voiler. J'adore rien comprendre aux langues qui sont parlées autour de moi, en sachant que je vais un jour les parler. J'adore apprendre des nouveaux mots tous les jours. J'adore regarder les montagnes qui m'entourent tous les jours. J'adore m'asseoir avec des vieilles mamans et décortiquer les arachides pendant des heures. J'adore me ballader et découvrir mon village. J'adore avoir chaud, en tout cas pour l'instant. J'adore dire "salam aleykum" en entrant chez quelqu'un. J'adore boire le bil-bil (bière de mille) dans les calebasses au marché avec moi voisine. J'adore faire caca en regardant la lune dans ma latrine sans toit. J'adore être proche d'autres volontaires et de Maroua, et le fait que je ne dois pas payer une fortune simplement pour y aller. J'adore m'asseoir sous l'ombre d'un arbre juste pour parler. J'adore les habits traditionnels. J'adore me coucher avec mon chien le soir un regarder la télé sur mon ordinateur. J'adore l'électricité et le fait que j'ai le réseau téléphonique chez moi. J'adore le Grand Nord, les gens tellement sympas et qui ne dérangent pas. J'adore Maroua, le capitale régionale, avec ses routes ensablées et ombrées avec des grands arbres.

Je sais que bientôt je vais m'habituer à toutes ces choses qui m'inspirent tellement en ce moment, et certainement beaucoup de ces choses vont finir par m'énerver, mais pour l'instant. Mogode est parfait. Le Corps de la Paix est difficile ou que l'on soit, et Mogodé aura ses propres difficultés, mais je me réjouis de devenir de plus en plus integrée, de vraiment commencer le travail, et de vraiment voir Mogodé comme mon nouveau "chez moi."



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